Warner Bros.

Synopsis :

La bande de Neil McCauley à laquelle est venu se greffer Waingro, une nouvelle recrue, attaque un fourgon blindé pour s'emparer d'une somme importante en obligations. Cependant, ce dernier tue froidement l'un des convoyeurs et Chris Shiherlis se retrouve obligé de "terminer le travail". Neil tente d'éliminer Waingro, mais celui-ci parvient à s'échapper. Parallèlement, le lieutenant Vincent Hanna mène l'enquête...



Critique :
Si Michael Mann était loin d’être un inconnu avant, c’est bien avec Heat que son statut de grand cinéaste est arrivé. Heat est selon moi l’un des rares films à pouvoir être considéré comme parfait.

Au delà de l’excellente intrigue, c’est avant tout l’occasion de réunir devant la caméra deux monstres sacrés du cinéma que sont Al Pacino et Robert De Niro. (les puristes diront qu’ils jouent tous les deux dans le parrain II mais ils n’apparaissent cependant jamais dans la même scène).

Deux monstres pour deux rôles forts et qui nécessitent le charisme et le talent de chacun d’eux. Cependant, si les rôles sont clairement définis dès le départ (Pacino en flic et De Niro en braqueur de talent), les personnages sont bien plus complexes que ce que l’histoire pourrait le laisser supposer au départ.


Pour suppléer nos deux têtes d’affiche, on retrouve également Val Kilmer en homme de main pour le moins efficace, Tom Sizemore, Ashley Judd ou encore Natalie Portman (dans un petit rôle certes, néanmoins elle est là et mérite d’être signalée )

Un casting de premier choix donc pour une histoire et des séquences impressionnantes. La scène à mi-film du braquage reste l’une des meilleures séquences de fusillade jamais filmée au cinéma. Si vous disposez d’un home cinéma, vos hauts parleurs s’en donneront à cœur joie pour vous plonger au cœur de l’action.


Michael Mann oblige, chaque plan est minutieusement travaillé et éclairé de façon à créer cette atmosphère si particulièrement et propre au réalisateur. Long d’une durée de 3h, Heat se savoure d’une traite sans que l’ombre d’un bâillement ne se fasse sentir. On ne peut être que captivé par cette histoire policière d’un bout à l’autre.

Lorsque 3 génies se rencontrent, le résultat ne peut être que...génial, et Heat l’est bien.

Bravo au maestro !