
Synopsis :
Deux étudiants américains, Paxton et Josh, ont décidé de découvrir l'Europe avec un maximum d'aventures et de sensations fortes. Avec Oli, un Islandais qu'ils ont rencontré en chemin, ils se retrouvent dans une petite ville de Slovaquie dans ce qu'on leur a décrit comme le nirvana des vacances de débauche : une propriété très spéciale, pleine de filles aussi belles que faciles...
Natalya et Svetlana sont effectivement très cools... un peu trop, même. Paxton et Josh vont vite se rendre compte qu'ils sont tombés dans un piège. Ce voyage-là va les conduire au bout de l'horreur...



Critique :
Lors de sa sortie (et même encore aujourd’hui), Hostel a fait couler beaucoup d’encre. Entre les fans qui crient au génie et les détracteurs qui comparent le film à ce que l’on fait de pire au cinéma, il existe un fossé assez intriguant. C’est pour cette raison que je me suis décidé à regarder le film alors que je n’apprécie pas franchement le registre.
Bon, disons le d’emblée, je n’ai pas du tout aimé : Tout
d’abord, la première partie du film est assez ennuyeuse, les personnages sont inconsistants,
il n’y a pas de scènes gores et le film ressemble davantage à un mauvais film
érotique qu’à autre chose. A première vue donc, c’est inintéressant mais au
final, il semble que la volonté de faire un premier tiers de film assez superficiel
soit dans une logique de déstabiliser encore plus le spectateur. Si tel est le
cas, la machine a bien fonctionnée puisque lorsque arrive le moment de la descente
aux enfers, celle-ci n’est que plus violente.



Là ou bon nombre de films d’horreur ou gore restent funs car la boucherie est volontairement gratuite, Hostel met vraiment mal à l’aise et va même jusqu'à l’écoeurement dans la mesure où il s’agit de torture. Le tout étant volontairement très réaliste, on sens monter très rapidement un sentiment de rejet vis-à-vis du film qui ne s’estompera qu’une fois le générique apparut.
Si l’on met à part le scénario assez limite, le film en lui-même est proprement honteux sur un plan « touristique » je dirais. En effet, toute l’action se passe en Slovaquie et n’ayons pas peur des mots, le réalisateur fait franchement passer ce pays pour un pays de dégénérés mentaux sur toute la ligne. Pour résumer : tous les Slovaques sont des psychopathes, les réseaux underground servent à tuer les touristes, toutes les filles sont des prostituées sans morale et tous les enfants sont des voleurs.
Même s’il s’agit d’une fiction, je trouve cela assez choquant.
Bref, voilà ce que je peux dire de ce film. En tout cas une chose est maintenant sûre, Hostel 2 oui, mais sans moi ^^
Avec Jay Hernandez, Derek Richardson, Eythor Gudjonsson, ...
Année de production : 2005