
Synopsis :
Malgré son physique passablement arrondi, la jeune Tracy n'a qu'une idée en tête : danser dans la célèbre émission de Corny Collins. Par chance, ce dernier assiste à une de ses performances au lycée et lui propose de venir rejoindre son équipe. Tracy devient instantanément une star, s'attirant du même coup la jalousie d'Amber, qui régnait jusqu'ici sur le show.
La chance de Tracy tourne lorsque, après avoir été témoin d'une injustice raciale, elle se retrouve poursuivie par la police pour avoir marché à la tête d'une manifestation pour l'intégration des Noirs. Désormais en cavale, ses chances d'affronter Amber au cours de la finale et de remporter le titre de " Miss Hairspray " semblent bien compromises...
Critique :
Très bonne surprise! Voici une bouffée d'air frais cinématographique qui met de bonne humeur.



Dotté de numéros de danse époustouflants, Hairspray n'arrête pas son rythme endiablé pendant 2 heures. Il s'agit d'une des comédies musicales les plus réouissantes depuis Grease et Cry baby, mais pas seulement : l'un des gros points forts du film est l'humour. En effet, le scénario et les dialogues sont fins, la plongée dans les 60s américaines ne se fait pas sans piques et autres regards ironiques sur les travers US de l'époque (guerre froide, peur du communisme et du nucléaire, religion exacerbée et ségrégations raciales) mais le tout dans la bonne humeur et le second degré.
Car si le message général de tolérance paraît bien naif, toute cette entreprise ne se prend tellement pas au sérieux que le message passe, et ce détachement permet des numéros d'acteur fabuleux : c'est bien simple tout le monde est parfait, à commencer John Travolta qui évite complètement la performance outrée (du genre Big mama) pour nous livrer un de ses meilleurs rôles depuis longtemps puisqu'il est irrésistible dans le rôle d'une mère obèse, timide mais au greand coeur. On se rapelle alors le grand danseur qu'il était dans Grease, Saturday night fever ou Pulp fiction puisqu'il arrive à danser parfaitement avec des prothèses énormes et des talons aux pieds! Chapeau...



James Marsden est également énorme en crooner laqué et montre son talent plus qu'il n'avait eu l'occasion de le faire derrière les lunettes de Cyclope dans X-men. Christopher Walken est fidèle à lui même et nous offre une composition génialement décalée tandis que Michelle Pfeiffer s'offre un come back du tonnerre en peste intégrale et raciste. Et que dire de Zac effron, Queen Latifah, etc etc... et Nikki Blonsky qui fait outre passer son physique ingrat derrière une bonne humeur et une énergie communicatives.
Les chansons sont tout aussi réussies et entrainantes, ce qui est important dans une comédie musicale, genre où l'on peut rapidement s'ennuyer.
Même si le spectacle peut s'avèrer un peu épuisant sur la fin, on en redemanderait presque. Allez le voir il vous donnera la pêche!