Aliens vs. Predator - Requiem

Synopsis :

Les deux plus mythiques franchises de la science fiction, Aliens et Predator, reprennent leur combat sans merci. Cette fois, il sera impossible de leur échapper, leur terrain de chasse étant... la Terre.

Critique :

Très attendu sur ce blog, ce nouvel affrontement des créatures les plus mythiques du cinéma de science fiction déçoit encore.

Pourtant cela commence plutot bien, avec une entrée en matière des plus rapides, pas de prologue inutile, on entre tout de suite dans l'action , avec une musique bourrine a souhait. De quoi rappler Prédator 1er du nom...

Aliens vs. Predator - Requiem

Autre bonne surprise, l'absence de totale concessions en ce qui concerne des tabous inhérents au ciné US, à savoir la mort atroce d'un petit garçon, de son père, d'une femme enceinte prête à accoucher, et d'autres types de personnages qui d'habitude s'en sortent toujours. De ce point de vue le but est largement atteint au niveau de l'originalité et du brut de décoffrage.

Aliens vs. Predator - Requiem

Le problème c'est que les personnages humains sont assez inconsistants (on est loin de Schwarzy ou Sigourney Weaver), et leur histoires respectives ralentissent considérablement le récit, tandis que tout ce qu'on attend c'est que le Prédator et les Aliens se foutent sur la tronche.

Le film met donc une bonne heure avant de nous présenter un spectacle digne de ce nom, et à partir de ce moment on voit enfin un bon gros blockbuster des familles.

Cependant une autre déception vient du fait que beaucoup de scènes d'affrontement entre Aliens et Prédator(s) ont un montage assez cut et ne sont pas filmés en plan large la plupart du temps. On a donc des coups de queue et autres bourre pifs en hors champ, ce qui gâche un peu de plaisir visuel. Dans AVP 1, Paul Anderson avait au moins réussit à filmer des combats en plans larges et à l'action lisible, comme dans un film d'arts martiaux. Dommage.

Aliens vs. Predator - Requiem

On notera également de nombreux dialogues méritant la palme de la débilité (donc plutot très drôles!) et une morale plus que douteuse ("le gouvernement ne peut pas mentir!" ou encore la "solution" trouvée pour le dénouement : assez ahurissante dans la mesure où elle laisse perplexe) dont on ne sait pas si elle est ironique où 1er degré assumé.

En tous cas voilà un film distrayant, très bourrin, un peu con, mais qui reste à des années lumières des opus de Mc Tiernan, Scott et Cie...  

  Dommage de gâcher ces 2 superbes franchises.



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