Astérix aux Jeux Olympiques

Synopsis :

Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade.

Critique :
Oui je vais devoir tirer sur l'ambulance, oui je m'attendais à un tel film (mais la soirée était prévue avec une bande de potes), oui le film est mauvais, oui je regrette d'avoir donné de l'argent pour une telle indigence...

Pendant le premier quart d'heure je me suis dit oui bon c'est bien pour les enfants quoi... Mais plus le film avance et moins on devient indulgent. Ce n'est pas tant l'indigence du scénario qui surprend, mais surtout l'incapacité totale du film à créer, tout simplement, avec les moyens conséquents dont l'équipe disposait. A aucun moment on ne ressent une quelconque originalité et chaque gag tombe à plat.

Astérix aux Jeux Olympiques - Santiago Segura, Benoît Poelvoorde et Jérôme Le Banner

Pire, l'absence de consistance du film rend les comiques du film très mauvais, notamment Poelvoorde, sur qui on a sûrement mis beaucoup trop de pression du genre "voila le texte, après on te laisse improviser tu te démerdes". Résultat : zéro direction d'acteur et un Benoit qui fait ce qu'il peut mais brasse de l'air malgré tout son talent.

Même remarque de performance médiocre pour José Garcia, avec sûrement son pire rôle jusqu'à présent! Quand on connait son talent à lui aussi, on est dégoûté de voir un tel gâchis tant ceci est d'une nullité abyssale. Stéphane Rousseau est quand à lui d'une transparence ahurissante, et ceux qui le découvrent seulement par ce film en auront une très mauvaise image tant il ne sert à rien ici. Finalement la remarque vaut pour la quasi intégralité du casting, plus nuls les uns que les autres, avec des caméos qui ne font sourire que 5 secondes, le temps de reconnaitre l'acteur puis de se rendre compte que le personnage est aussi inconsistant que les autres.

Astérix aux Jeux Olympiques - Clovis Cornillac et Gérard Depardieu

A ma grande surprise le seul acteur qui s'en sort à peu près bien c'est Clovis Cornillac, dont on sent qu'il a essayé de ramener l'Astérix de film vers celui de la BD et des dessins animés par certaines mimiques et une façon de parler. Depardieu est aussi correct en Obélix, mais il le jouait déjà bien dans les 2 premiers. Et il y a aussi Dubosc pas mal en Assurancetourix, mais et encore, car il fait du Dubosc. Elie Semoun m'a fait sourire aussi, mais c'est pareil, c'est parce qu'il fait du Elie Semoun. (ah si : Zidane est plus drôle que 99% du casting dans ce film : un comble!!)

Quand à Alain Delon, sa "performance" que tout le monde attendait est drôle 50 secondes, le temps d'un début de monologue autoparodique drôle, mais qui vire aussitôt au n'importe quoi le plus total, ses paroles se voulant des références à sa carrière mais du coup ne voulant plus rien dire du tout dans l'histoire. C'est un peu le gros problème de ce film : a trop vouloir en faire, trop d'acteurs au casting, trop d'apparitions inutiles, trop de références pourries, il se plante lamentablement, soulignant à chaque fois au marker les "clins d'oeils", pour bien que le spectateur (qui biensûr est stupide) comprennet bien ce à quoi ils font référence. Un procédé très lourd qui désamorce pendant tout le film la moindre touche d'humour fin.

Du coup on se fait chier grave de chez grave, ne pouvant même pas miser sur les-dits J.O. qui se limitent à 3 lancers de javelot et 2 lancers de disques auxquels Astérix et Obélix (que l'on voit finalement très peu) ne participent pas toujours. Même la course de chars est d'une laideur hallucinante, et que dire des sfx toujours aussi laids que ceux de Claude Zidi dans le premier opus.

Astérix aux Jeux Olympiques

Il y a bien quelques décors réussis, mais ça fait parfois pitié, comme le mythique mont Olympe qui ressemble ici au marché du massif de la touffe avec un pauvre stade avec 10 spectateurs dedans.

Et enfin que dire des 10 dernières minutes, véritable portnawak total qui achève le spectateur en l'emmenant littéralement dans le néant cinématographique, il n'y a pas d'autre mot : ça du cinéma?? Jamais de la vie.



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