
Synopsis :
Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...
Critique :
Attention : énorme claque! L'orphelinat est un superbe film qu'il faut voir absolument tant il bouscule les règles du film de genre. A partir d'un concept que l'on croirait avoir vu plus d'une fois, le film nous entraîne bien plus loin que la plupart de ses congénères. En effet, tous les clichés propres au genre sont soigneusement évités, tout en nous proposant des situations typiques du "film de fantômes" exploitées de manière à constament nous surprendre.


A ce titre, le film est un chef d'oeuvre du genre. Quand on le voit, on se dit que le cinéma de genre espagnol est vraiment en pleine bourre et en progression constante depuis les petites sensations qu'étaient déjà Les autres d'Amenabar et Fragile de Balaguero. A côté, les superproductions d'horreur US friquées et les nanars français se voulant originaux mais pompant tout ce qui a déjà été fait ressemblent à des torchons d'élèves de 8ans.
L'orphelinat propose non seulement des scènes a vous glacer le sang et vous faire bondir de votre fauteuil, mais également une réflexion psychologique sur le monde de l'enfance, ainsi qu'un dénouement final d'une intensité rare à vous nouer la gorge.


De plus la réalisation est très soignée avec des plans très travaillés où rien n'est laissé au hasard, le réalisateur ne cèdant à aucun moment à la facilité d'utiliser les effets faciles et hyper agaçants pour foutre les jetons que l'on retrouve souvent dans ce type de production. Il y a aussi un travail considérable effectué sur les sons et le mariage de l'esthétique audio-visuelle renforçant la tension de ce qui se passe à l'écran : résultat, l'intensité de certaines scènes est parfois éprouvante.
Un véritable coup de coeur en ce qui me concerne, et la sensation très agréable de pouvoir encore être agréablement surpris par un genre dont on croyait tout savoir. Peu impressionnable au cinéma, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu les foies comme ça devant un film.
Avec Belén Rueda, Fernando Cayo, Roger Príncep, ...
Année de production : 2007