Synopsis :
Deux frères font capoter le kidnapping d'une jeune fille organisé par un gangster, et se retrouvent avec un terrible secret sur les bras. Les ennuis ne font que commencer lorsqu'ils croisent sur leur chemin un fermier psychopathe...


Critique :
Au regard du synopsis précisé sur Allociné, je ne savais pas trop à quoi m’attendre de Bienvenue au cottage. Film d’horreur, comédie, humour noir ? Qui sait ?
Au final, le film s’avère être aussi spécial que ce qu’il laisse sous entendre et l’on ne sait pas vraiment quoi penser lorsqu’arrive le moment du générique de fin. Débutant à la manière d’une comédie anglaise présentant deux petits truands en pleine prise d’otage (calamiteuse cela va sans dire) et enchainant les situations grotesques, caricaturant au maximum les traits des deux personnages principaux, Bienvenue au cottage bascule lentement vers le vrai film de truands lorsque se mettent à la poursuite de nos deux personnages les sbires du père de la jeune fille kidnappée.
On s’attend alors à une sorte de petit thriller sympathique mais il n’en est rien… En effet, cette situation ne va durer qu’un temps pour finalement basculer et cette fois définitivement vers le bon slasher bien hardcore mettant en scène un ersatz du monstre de Jeepers Creepers.


Ces multiples retournements de situations, s’ils apportent au film une touche assez unique, sont assez déstabilisants pour les spectateurs non habitués et surtout pas forcément fans ni du genre anglais ni du genre slasher.
Bien que tout le casting soit convainquant (Andy Serkis en tête), le film a du mal à trouver sa vraie trajectoire et sombre un peu trop dans le grand portnawak pour emporter l’adhésion du spectateur venu simplement se distraire.
Pas mauvais en soit, Bienvenue au cottage est une sorte de mix improbable de deux genres qui plaira aux fans et laissera probablement les autres de coté.
Une bizarerie vite vue vite oubliée.