
Synopsis :
Faites la connaissance de WALL-E (prononcez "Walli") : WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul...
Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures !



Critique :
Comme vous l’avez vu récemment, j’ai eu l’immense honneur et chance d’assister à l’avant-première mondiale de Wall-E, jeudi dernier, lors de la soirée Friends & Family organisée par Allociné.
Alors que la presse est sous embargo (interdiction formelle d’annoncer une quelconque critique sur le film), les invités de la soirée demeurent totalement libres. Ceci dit, vu la qualité du film, les retours risquent d’être unanimes.
Wall-E est donc un petit robot chargé de nettoyer la terre laissée couverte de déchets par les humains avant qu’il ne la quitte. Ce dernier va témoigner d’un léger bug puisqu’à la différence de ces semblables, Wall-E est curieux et collectionne tous les objets orignaux qu’il découvre. N’ayant pour seul ami qu’un criquet, Wall-E se sent seul. Il rêve tous les soirs devant une comédie musicale sur VHS récupérée parmi tous les détritus…il voudrait pouvoir connaitre le même bonheur que les humains à cette époque... Evidemment, il n’y avait que Pixar pour proposer un postulat aussi fou mais comme à leur habitude, à partir de cela, ils vont réussir un pur bijou de cinéma, et l’un de leurs plus grands films.



Wall-E est donc une œuvre à part dans la filmographie de Pixar. Plus adulte que les précédents, le film innove (et il fallait prendre le risque) puisque l’ensemble est quasi muet. En effet, les deux personnages principaux (Wall-E et Eve) ne peuvent communiquent que par des petit bruits électroniques. Les quelques dialogues viendront des humains qu’ils rencontreront un peu plus tard dans l’histoire.
Ce qui est exceptionnel avec Wall-E, ce n’est pas tant la prouesse technique (quoi que la perfection est à nouveau atteinte mais l’on avait l’habitude depuis Ratatouille) mais bien évidemment le traitement scénaristique et l’émotion qui se dégage de ces deux petites créatures mécaniques. Avec simplement de légères mimiques, des petits bruits et tout le talent des animateurs de Pixar, Wall-E prend vie et touche véritablement le spectateur qui ne pourra qu’être attendri devant cette petite mascotte.
Cette histoire d’amour improbable entre deux robots est traitée avec naïveté et une rare beauté. Ici, l’humain n’entre pas en jeu et ne gâche pas tout avec des considérations que l’on aimerait souvent oublier. Wall-E n’est que poésie, beauté, une véritable œuvre d’art sur un fond de science-fiction.



Bien que le film soit finalement assez simple au niveau de l’histoire, le discours sous-jacent est fort, certes un peu facile et moralisateur, mais il sensibilise vraiment sur les problèmes qu’il met en exergue. Relativement pessimiste sur le genre humain et notre futur, Wall-E est un grand voyage comme rarement le cinéma arrive à nous offrir.
Peut être un peu difficile d’accès pour les plus petits (pas/peu de dialogues), le film est viscéral de bout en bout car il stimule à la fois la vue, l’ouïe sans être pollué (ou presque pas) par l’être humain.
Vous l’aurez compris, Wall-E est un chef d’œuvre, une merveille d’animation et une œuvre importante je pense dans l’histoire du cinéma.
Le plus dur va être d’attendre le 30 juillet pour retourner le voir !
Vous pouvez également lire le résumé de cette superbe soirée sur ce billet

Avec Ben Burtt, Elissa Knight, Jeff Garlin, ...
Année de production : 2008
