Synopsis :
Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d'horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé.

Critique :
Attention, n'écoutez pas les critiques presse (qui ont sûrement crû que le film était un chef d'oeuvre de dénonciation du système et comme ils n'y connaissent rien ces incapables ont encensé ce qu'ils croyaient être un bon film de genre) : ce film est le pire que j'ai vu cette année.

Et pourtant c'est bien Romero à la réalisation, le maître des zombies qui après le spectaculaire mais un peu creux Land of the dead nous pond ce "truc". Visiblement, le monsieur est peu à l'aise avec le concept de caméra à l'épaule façon documentaire puisqu'il fait absolument tout ce qu'il faut éviter pour rendre la technique crédible : sous prétexte de faire un film dans le film, le personnage principal fait des points de vue, des champ-contre champ, et ne réagit absolument pas aux atrocités qui l'entourent sous prétexte de filmer. En gros il filme ce qu'il n'est pas censé filmer.

 Au moins dans un film comme Rec, la caméra est seulement là en témoin, on ne sent pas sa présence, ici c'est un personnage, on ne parle que d'elle! Aucune réaction des personnages n'est crédible, à ce titre c'est le film le plus raté depuis longtemsp en matière d'horreur.

Chris Violette, Joe Dinicol et Scott Wentworth. Bac FilmsAmy Ciupak Lalonde. Bac Films

Le film est une succession de contraditctions :

- Romero utilise la carte du réalisme documentaire mais orchestre des situations et des personnages absolument déconnectés de tout réalisme (les potes meurent mais ils s'en tapent, ils ne cherchent pas à préserver leur vie, ils vont tous au devant du danger, restent seuls sous prétexte qu'il faut filmer à tout prix, se posent encore la question au bout d'une heure de film pourquoi ce mec au loin marche bizarrement en poussant des râles- ce n'est qu'une fois mordus qu'il comprennent que c'était un zombie...)

- Au début du film, la fille raconte qu'elle a fait un montage de ce qu'avait filmé son copain en ajoutant des éléments comme les bruitages etc... Pourquoi dans ce cas se tape-t-on tous les rushes avec coupures de son, d'image, bref du rush pur sans aucun travail de montage??? N'importe quoi...

- L'ambition (ratée) de Romero sur ce film est clairement de faire une critique de la société d'aujourd'hui, un thème sérieux donc : pourquoi alors nous coller un humour au ras des pâquerettes avec les scène de l'amish (what the fuck???), ou les blagues du prof,etc...

Bac FilmsShawn Roberts. Bac Films

Le pire, c'est que Romero utilise son talent en la matière pour nous mettre de bonnes scènes de démastiquage de zombie, mais il le fait avec un cynisme hallucinant, comme s'il se sentait désabusé face au nombre de (bons) films sur ce thème qui sortent ces derniers temps. Ca donne des scènes de portnawak total, ou un mec se perce la tête pour tuer le zombie derrière lui, une dernière scène ridicule avec un zombie déguisé en momie qui marche comme un zombie des années 70, une scène minable et inutile ou la bimbo débile du film se barre en faisant sa rebelle texane...

Le film atteint le comble de la nullité avec le message critique du film super novateur (la société de consommation c'est pas bien, le gouvernement nous ment, les immigrés sont pas tous méchants, la guerre c'est pas beau et la vidéo amateur c'est un phénomène de société : bravoooo), asséné à coup de voix off tout le long du film sans AUCUNE subtilité, comme si le spectateur était trop con pour comprendre tout seul (je reparle de Rec, mais au moins là les espagnols faisaient ce même constat sur la vidéo sans rien donner d'explicite et beaucoup plus intelligemment). Les phrases censées nous faire réfléchir sont pompeuses et complètement ridicules, du genre "avant c'était nous contre nous même, aujourd'hui c'est nous contre eux, sauf que eux...c'est nous" ou bien "survivre ne sert à rien dans ce monde de merde, ce qu'il nous faut c'est filmer pour ceux qui nous suivront" ou encore" à la guerre, tuer c'est plus facile que quand c'est pas la guerre". Une grande réflection philosophique générale qui a apparemment impressionné les ciritques XD

Bac Films

Avec en plus des acteurs minables, un scénario inexistant, un rythme ultra lent et un montage catastrophique, ça faisait longtemps que j'avais pas eu envie de me barrer en pleine séance, mais j'ai vécu le calvaire jusqu'à la fin. Ne faites pas comme moi et fuyez ce film comme la peste.



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