Synopsis :
Après avoir eu une aventure avec un client, une jeune baby-sitter de 16 ans devient organisatrice d'un réseau de prostitution au coeur même de son lycée ...



Critique :
J’aime bien de temps en temps découvrir un film que personne ne connait. Dans ce genre de découverte, c’est un peu pile ou face, soit tout bon soit tout mauvais. C’est en surfant de pages en pages, de filmographies en filmographies sur Allociné que j’ai pu découvrir par exemple les excellents Pretty Persuasion et The Quiet. Babysitters ne viendra cependant pas ajouter son nom cette liste...

A vrai dire, je ne sais même plus comment je suis tombé sur ce film, sans doute via la filmographie de John Leguizamo mais rien n’est moins sûr.

Babysitters évoque contrairement à ce qu’annonce le synopsis Allociné (modifié pour l’article du coup) la création d’une « entreprise » de prostitution au sein d’un lycée. En effet, après avoir succombé au charme d’un de ses clients pour lequel elle faisait du baby-sitting, Shirley, 16 ans, va entreprendre de mettre en relation des amies à elle pour effectuer ce genre de services auprès d’autres clients contre rémunération.

Rapidement de nombreuses jeunes filles se prennent au jeu et Shirley qui devient alors une mac attitrée.



Le film aurait pu être très bon grâce à un synopsis faisant l’effet d’une bombe au cœur d’une Amérique puritaine bien pensante. Malheureusement, la non expérience du réalisateur est source de naufrage car au final, Babysitters s’avère franchement lent, sans tension, sans relance de l’action, bref, un ratage quoi.

Malgré sa courte durée, le film semble s’étendre sur une éternité, preuve qu’un sérieux problème réside dans son élaboration scénaristique. Essayant d’être froid et incisif, le réalisateur reste grand guignolesque et peu convainquant. Les situations ne se renouvellent que rarement, l’issue se devine rapidement et malheureusement, les acteurs(trices) ne sont pas du tout convaincants. John Leguizamo qui n’est pourtant pas un débutant semble ici bien embêté d’avoir accepté le rôle tandis que l’actrice principale, Katherine Waterston surjoue à chacune de ses apparitions. Pas  une mauvais actrice en soit mais un sérieux problème de direction. On notera également la présence de Cynthia Nixon, l’un des Sex & the city girl bien que son rôle ne soit pas aussi important qu’au sein de la série.

Babysitters est un donc un essai raté, basé sur un pitch qui aurait pu ou qui aurait dû, être largement mieux exploité. On se retrouve ici avec un produit sans âme du niveau d’un feuilleton télé.