CTV International

Synopsis :

Nouveau venu dans un prestigieux pensionnat de la Côte Est, le jeune Robert passe son temps libre à surfer sur Internet, à la recherche d'images violentes ou pornos. Intégrant l'atelier audiovisuel, il filme par hasard la mort tragique par overdose de deux étudiantes...

Ezra Miller. CTV InternationalEzra Miller. CTV InternationalCTV International

Critique :
Je ne m’étendrai guère sur Afterschool, notamment parce que je reconnais bien volontiers avoir purement et simplement détesté ce film. Je n’utilise que rarement ce mot, la connotation étant très forte mais j’ai ressenti ces deux longues heures comme une véritable punition de laquelle je ne pouvais m’échapper (et oui, j’étais en plein milieu du rang, je n’allais pas déranger tout le monde…).

Vivement critiqué lors de la conférence de presse, le réalisateur a expliqué avoir voulu donner sa vision des problèmes des jeunes liés à la drogue et à la surconsommation de vidéo sur internet. L’intention était évidemment louable, le produit final est quant à lui beaucoup moins défendable.

La réalisation d’une étrangeté à toute épreuve est proprement abominable et que l’on ne me raconte pas qu’il s’agisse d’un film conceptuel. Un cadrage foireux reste un cadrage foireux…

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J’ai encore en mémoire ces plans semblant durer une éternité où l’on n’aperçoit qu’un bout de tête avec un grand vide au dessus parce que le réalisateur aura jugé bon de faire un effet de style. J’ai encore en mémoire ces plans où il ne se passe rien…et ce pendant près de deux heures.

Le message était ici de faire prendre conscience des méfaits de la consommation abusive de vidéos border-line que l’on peut retrouver très facilement sur les plateformes type Youtube ou via les sites pornographiques. Malheureusement, l’ensemble ne fonctionne à mon humble avis pas du tout puisque l’on arrive a jamais à s’impliquer dans cette histoire. Les raccourcis qui sont faits sont bien trop rapides et peu crédibles. Sous prétexte de voir une vidéo porno où une fille se fait violenter, notre personnage principal reproduira strictement le même schéma avec sa petite amie dès les premières fois.

Je vais un peu vite pour écrire ces lignes mais je garde encore dans un coin de ma tête ces deux heures de film comme un véritable supplice (j’ai commencé à regarder ma montre au premier quart d’heure...)

Bref, pour être diplomate, je dirai que je n’ai pas su apprécier à leurs justes valeurs les qualités du film…

Pour être plus direct, je serais tenté de dire qu’un s’agit d’un gros navet enrobé d’un bel emballage pour justifier l’appellation film d’auteur…rien d’autre…