Synopsis :

L'histoire vraie de Gertrude Baniszewski qui, dans les années 60, séquestra dans sa cave une adolescente du nom de Sylvia Likens...


Critique :
An American Crime, dont la sortie sur les écrans français est aujourd’hui compromise, est l’adaptation cinématographique de l'horrible fait divers relatant l'histoire de Sylvia, une jeune fille qui va être martyrisée dans la cave de Gertrude Baniszewski.

Ce pitch n’est pas sans rappeler les échos issus du festival de Deauville 2008. En effet, The Girl Next Door est une autre version de cette même histoire mais traitée vraisemblablement de manière plus hardcore. Je le regarderai prochainement afin de faire la comparaison entre les deux films.

An American Crime a été visiblement plus conçu pour une diffusion télévisuelle, on retrouve en effet les effets et le style visuel propre à ce média mais bénéficie néanmoins de la présence de 3 noms du cinéma, j’ai nommé Katherine Keener, Ellen Page et James Franco.

L’attrait que l’on a pour le film provient à mon sens de trois facteurs : Ellen Page (une nouvelle fois excellente), Katherine Keener en femme gravement instable et  bien évidemment le fait que cette histoire soit basée sur un fait divers horrible mais réel.



Malheureusement pour nous, le réalisateur n’est pas vraiment habile derrière sa caméra et n’excelle pas non plus dans l’art du montage. On se retrouve par conséquent avec une mise en scène sans personnalité, un déroulement extrêmement linéaire, un procès final expédié à la va-vite. L’histoire aurait pourtant permis de mettre à mal bien davantage les nerfs des spectateurs mais queneni.

On est plus dérangé devant la passivité des enfants assistants aux tortures infligées par Gertrude que par les tortures en elles-mêmes que l’on ne voit, pour ainsi dire pas. Seuls le visage et les cris d’Ellen Page permettent d’imaginer les choses horribles que celle-ci subit.

La réalisation très légère n’était selon moi pas forcément adaptée à l’histoire. J’ai donc très hâte de découvrir The Girl Next Door qui semble quant à lui être parti dans l’extrême inverse au regard de l’état des spectateurs à la sorti de la projection Deauvillaise. (stress, pleurs, indignations, spasmes…)

Reste Ellen Page, toujours géniale et capable de faire d’un téléfilm sans saveur particulière, quelque chose de relativement captivant.