
Synopsis :
Geirr est trentenaire et handicapé à la suite d'un accident. Sa femme est sur le point de le quitter, cédant devant son mauvais esprit et sa misanthropie galopante. En désespoir de cause et pour lui donner une dernière chance, elle convie chez lui un groupe d'handicapés chaperonnés par une coach pleine de foi en sa méthode positive. Il les accueille à sa manière en leur vidant un extincteur dessus. Dès lors, son entreprise de démoralisation commence. Tous les repères vont exploser, les handicapés vont prendre le contrôle et exclure les valides et leur bonne conscience, se perdant dans une nuit d'ivresse aux vertus inattendues.



Critique :
Il est probable que si je n’avais été invité à découvrir en avant-première L’Art de la pensée négative, ce film norvégien à petit budget n’aurait pas forcément retenu mon attention. Le dispositif de communication ne jouit effectivement pas des mêmes budgets que ne serait-ce qu’un film français de moyen calibre…
Bon je mens un peu lorsque je dis que je n’en n’aurais pas entendu parler puisque Gonzague, mon camarade de Festival n’avais eu de cesse de faire l’éloge de ce petit film déjà primé à de nombreux festivals. Le bouche à oreille avait donc fonctionné, à raison !
L’art de la pensée négative est dans son genre réellement génial ! Malgré le pitch plutôt pessimiste laissant présager d’un gros drame, le film s’avère être une comédie réellement drôle et efficace, insolente, percutante, saisissante, humaine.
Elle prend à contrepied tous nos préjugés sur les handicapés et ne s’embourbe pas dans une vision éculée du gros drame psychologique. Ici, c’est ambiance sex, drug & rock’n roll, sans tabou, sans préjugé, une vision finalement très réelle de les vies extrêmement douloureuses de ces personnes.
Le film débute par une séance de thérapie de groupe avec nos différents personnages. Menés par une psychologue aux méthodes faussement efficaces, ils vont aller à la rencontre de Geirr dans sa villa suite à la demande de sa femme. Mais Geirr n’est pas vraiment décidé à participer aux séances de psycho et va montrer un comportement relativement hostile dans les premiers temps.



Évidemment, en lisant ces quelques lignes, vous devez vous dire que cela n’a pas l’air si drôle ni si passionnant. Détrompez-vous ! Tout ici est savamment écrit, l’histoire, les répliques, les personnages…C’est presque jouissif par moment tant le réalisateur se joue des stéréotypes dramatiques et arrive à en dégager quelque chose de simplement fabuleux. C’est un voyage en enfer dramatico-comique avec pour guide, que dis-je, pour mécène Geirr, leader le plus improbable qui soit mais finalement le plus en adéquation avec la réalité des choses, avec le monde.
C’est frais, bien réalisé, bien écrit et qui plus est extrêmement bien joué. L’art de la pensée négative (écho directe à la méthode norvégienne très à la mode « L’art de la pensée positive ») est un film incontournable ! Sortie le 26 novembre prochain !
Merci à Little Stone Distribution pour l’invitation.
Voir les avis de Gonzague et de Sandra M.
Le site du film www.lartdelapenseenegative-lefilm.com