EuropaCorp Distribution

Synopsis :

Crâne rasé, code barre tatoué sur la nuque, costume noir, chemise blanche et cravate rouge : l'agent 47 est le plus mystérieux et le plus insaisissable des tueurs professionnels. Réputé pour la minutie avec laquelle il va jusqu'au bout de ses missions, il obéit toujours à un protocole strict : extrême vigilance, extrême discrétion et extrême soin apporté à l'exécution de ses contrats. Patience et détermination sont ses deux armes de prédilection. Rien ne l'arrête. Sa signature : l'absence de preuves. Sa spécialité : disparaître sitôt sa mission accomplie. Un vrai fantôme, obligé de se découvrir le jour où Belicoff, candidat aux élections russes, lui tend un piège. Avec Interpol, les services secrets russes et trois tueurs de sa propre agence à ses trousses, l'agent 47 est contraint de briser son propre protocole pour mener à bien sa mission...

Timothy Olyphant. EuropaCorp DistributionOlga Kurylenko et Timothy Olyphant. EuropaCorp DistributionTimothy Olyphant. EuropaCorp Distribution

Critique :
Hitman, Max Payne, Silent Hill, Postal (bon, Postal, on va le mettre à part). Des films tous récents et tous adaptés de jeux vidéos au demeurant cultes. Évidemment, les gamers et autres fans des dits jeux crient presque par habitude au scandale à chaque fois qu’un de ces films est mis en production. Bon, il faut aussi admettre que seule une petite partie arrive à honorer les franchises (encore que).

Avant Max Payne (qui est selon moi bien moins naze que ce que les critiques se plaisent à dire), il y avait Hitman. Coïncidence ou pas, on y retrouve Olga Kurylenko qui, encore une fois, trouvera le moyen de se balader en petite tenue (c’est systématique maintenant).

Ici, point de travail graphique ni de recherche esthétique, on filme un tueur surentrainé dans son enquête pour déterminer qui veut sa mort, et pourquoi. Cette intrigue pourtant simpliste va nous emmener dans un complot politico/policier inutilement compliqué tant et si bien que l’on sent un réel décalage entre le scénario et la mise en scène qui ne cherche à aucun moment à faire dans la finesse.

Timothy Olyphant. EuropaCorp DistributionTimothy Olyphant et Olga Kurylenko. EuropaCorp DistributionDougray Scott. EuropaCorp Distribution

A la barre de ce navire, Xavier Gens, le réalisateur français du film d’horreur Frontière(s) qui va ici être complètement transparent dans sa mise en scène. Ce n’est pas un film déplaisant mais c’est tristement fade. On consomme sur l’instant et deux heures plus tard, on a déjà commencé à oublier de quoi ça parlait.

Même Timothy Olyphant qui est un acteur que j’apprécie plutôt d’ordinaire ne semble vraiment pas à l’aise avec ce personnage. Il est froid sans être froid, insensible tout en l’étant, bref, ça ne prend pas vraiment parti et c’est réellement le point faible du film… c’est affreusement standard. L’histoire aurait pu permettre un produit d’un tout autre calibre, tant au niveau de la production design que du scénario et du casting.

Hitman, c’est un bon gros produit de supermarché, à consommer et oublier aussitôt.