
Revu Fight Club cette après midi après au moins deux ans.
La première fois, je n'avais que moyennement accroché, la fatigue sans doute.
Car au deuxième visionnage, j'ai découvert toute la puissance du film, le vrai cinéma comme Finsher sait en faire.
Le cinéma dérangeant, un peu glauque, nébuleux. Les couleurs ternes et l'ambiance pesante et un peu trash donnent toute la saveur à ce film devenu culte pour beaucoup.
Brad Pitt et Edward Norton partagent la tête d'affiche de ce thriller et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils s'y donnent à fond.


L'histoire :
Un jeune cadre en perte de repères par trop de repères, rencontre lors d’un voyage en avion, l’alter ego qu’il aurait finalement voulu être. De cette rencontre va naître, le Fight Club : Un endroit anticonformiste fréquenté et dirigé par le conformisme.
Dans un déchaînement sensoriel (nos oreilles, nos yeux sont mis à rude épreuve), Fight Club est littérallement à retourner votre cerveau.
La musique, composée par les Dust Brother, rajoute une couche au coté dérangeant-glauque du film puisque très orientée basse-electro et provoque des bourdonnements et bruits sourds tout au long des 2h15.


Le scénario est superbement bien ficelé et assez complexe, Finsher réussi une nouvelle fois son excercice avec brio. Je pense que Fight Club, au fil des années, va de plus en plus devenir culte et qu'il pourra servir de témoin d'une époque dérangée, voire rongée.
Attention toutefois, Fight Club n'est pas nécéssairement facile d'accès et il serait aisé, si l'on y prête pas garde, de tomber dans un visionnage "bête" qui consiste à faire un amalgame avec le fascisme, le conformisme, et l’incitation à la violence.
Un grand film porté par de grands acteurs, dirigé par un grand réalisateur !
Avec Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter, ...
Année de production : 1999