
Synopsis :
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.



Critique (film vu en 3D) :
Dire que j’attendais Alice au Pays des merveilles était un euphémisme. Il suffit de voir l’apparence du blog en ce moment pour comprendre mon enthousiasme
Outre le fait qu’il s’agissait du nouveau Tim Burton (ce qui est déjà en soit un événement), le sujet laissait présager d’une nouvelle folie visuelle dont seul notre homme était capable. Fan du dessin animé éponyme (bien que le film ne soit pas une adaptation mais la suite de l’histoire), c’est donc avec une excitation toute particulière et des attentes à sa hauteur que j’attendais ce long-métrage, qui plus est, en 3D. Notez également que mon jugement pourra par moments ne pas être des plus objectifs, je le reconnais puisque vivant une véritable histoire d’amour cinématographique avec l’œuvre de mon héros, Tim Burton.Dès les premières secondes, le ton est donné. Une vue du ciel d’un Londres Victorien, une ambiance brumeuse et sombre, les notes de Danny Elfmann, pas de doute, nous sommes dans un Burton. Alice est alors une petite fille, elle fait des cauchemars à répétition. Elle pense à un monde sous-terrain, avec un lapin à gilet, des chenilles bleues, des reines…Rêves, cauchemars, nous ne le savons pas.
La vie se passe, Alice a 19 ans et doit épouser un lord Anglais des plus repoussants. Se refusant à admettre une vie dictée par son entourage, elle s’échappe le jour de son mariage pour arriver inévitablement au pays des merveilles, ici nommé Underland. Cette mise en bouche permet à Burton de présenter de façon succincte mais efficace le personnage d’Alice, particulièrement bien interprété par la jeune Mia Wasikowska. La transition vers ce monde fantasmagorique est également le passage vers un univers numérique des plus convainquants dans un registre gothico-déjanté.


Cette tristesse dans les couleurs donc, permet à Burton de poser également les bases de son histoire, celle d’une guerre entre deux reines, sœurs ennemies. La victoire de la Reine Rouge sur sa sœur cadette, la Reine Blanche, engendra malheur et tristesse dans un monde ayant perdu à présent toute joie de vivre.
Malgré le fait que les différents personnages (le lapin, les jumeaux, même le Chapelier) reconnaissent Alice, cette dernière ne se rappelle de rien, ni des exploits incroyables accomplis à l’époque. C’est donc vierge de tout souvenir que l’apprentissage de ce monde, de ses règles, de son histoire se fera par notre héroïne. Ce souhait de tout faire oublier à Alice est également un bon moyen pour repasser par quelques séquences bien connues, et attendues de l’œuvre originale, du passage vers le pays des merveilles avec le Gigancake ou la boisson qui fait rétrécir, à la rencontre du Chapelier lors d’une Thé Party ma foi un peu morose.
Burton surfe donc habillement entre souvenir du spectateur de l’œuvre de Lewis Caroll et nouveautés propres à ce scénario, notamment toute la seconde moitié du métrage, relativement axée sur la rivalité entre les Reines, son historique et l’inévitable bataille finale.




Malgré cela, Alice au pays des merveilles demeure un divertissement de haut calibre et si tous les films qui sortaient avaient au moins ce niveau, je serai extrêmement heureux. Qui plus est, la partition d’Elfman, même si elle rappelle à de nombreuses reprises des sonorités déjà entendues, reste l’une des plus belles composée dernièrement.
Je reste néanmoins un peu sceptique devant cette dernière réalisation qui met malheureusement une nouvelle fois en exergue le fait que le talent subversif d’un Tim Burton de 10 ou 20 ans plus jeune fait bel et bien parti du passé (même si j’ai adoré Sweeney Todd).
Le clip officiel du film pour la chanson "Alice" par Avril Lavigne
Avril Lavigne - Alice "Alice In Wonderland" Official Music
envoyé par Lyricis. - Clip, interview et concert.
Sortie officielle française : 24 mars 2010

Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Michael Sheen, ...
Année de production : 2009