
Synopsis :
Comment un homme seul peut-il changer le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice.



A la veille de la sortie française de The Dark Knight, petit mise à jour de ma critique relative à Batman Begins, une bonne mise en bouche avant de découvrir demain soir les nouvelles aventures du Chevalier Noir.
Critique :
Attendu au tournant par les fans du comics, attendu au tournant par les inconditionnels de Tim Burton, attendu au tournant par la presse, Batman Begins s'est révélé être l'un des plus gros carton de l'année 2004 en faisant emprunter au justicier de Gotham une direction complètement différente de celles déjà portées à l'écran. Évidemment, on connait aujourd'hui la suite de l'histoire, le film fut un grand succès et un tremplin suffisant pour la mise en chantier du second opus qui ravage littéralement le box office Outre Altlantique.
Il fallait avoir de l'audace pour entreprendre le récit de la genèse de Batman. Comment rendre crédible la transformation d'un milliardaire n'ayant pour seul mot à la bouche que "vengeance" en un véritable symbole de justice, de noirceur et de contradiction.
Repasser derrière le champs de ruines laissé par Joël Schumacher n'était également pas chose facile, la franchise devait trouver du sang neuf et c'est en la personne Christopher Nolan que le salut a pu être trouvé.
Plutôt que de repartir sur les briques existantes mais très (trop) fragiles de la série des Batman au cinéma, le réalisateur d'Insomnia et du Prestige décida de faire table rase pour développer une toute autre vision du personnage, bien plus encrée dans la réalité et directement inspirée de l'oeuvre de Frank Miller.

Vision neuve, acteurs neufs ! Nolan permet de propulser la carrière Christian Bale en le faisant incarner Wayne/Batman. La force intérieur du personnage mais également toutes ses ambiguïtés sont retranscrites à merveille par l'acteur découvert par Spielberg à l'époque d'Empire du Soleil.
Viennent l'épauler au générique Michael Caine, Gary Oldman, Morgan Freeman, Liam Neeson, Cilian Murphy et Katie Holmes, en somme, un bon gros casting de vedettes internationales de qualités. Malgré sa performance tout à fait honorable dans Begins, Holmes ne fera pas partie des nouvelles aventures, la version officielle expliquant une incompatibilité d'agenda...no comment.
Sur un fond réaliste assez poussé, Batman Begins nous propose deux bad guys finallement très crédibles que sont l'épouvantail (psychiatre mafieu d'Arkam) et Raz Al Ghul, un justicier extrémiste pour qui la seule véritable libération passe par la destruction totale.
Accompagné et rythmé par une bande originale composée par deux maîtres, Hans Zimmer et James Newton Howard, Batman Begins a su prendre la place qui était la sienne dans l'univers cinématographique déjà bien rempli du héro.



Les séquences d'actions, les courses poursuites, le final quasi apocalyptique font de ce Batman un film d'action particulièrement jouissif tant sur le plan visuel qu'auditif. Le thriller sous-jacent permet de donner un cachet tout à fait différent au film sans y perdre en consistance, bien au contraire.
De ce que j'ai pu en lire dans la presse, ce coté policier/thriller sera encore plus développé dans le nouveau film ce qui laisse évidemment présager du meilleur.
Bref, sans plus de discours, Batman Begins s'est imposé comme l'une des meilleures références en matière de super-héro au cinéma, alliant à la fois le mythme auquel tout le monde aime se raccrocher au coté ultra réaliste du scénario.
Un divertissement intelligent et fracassant comme j'aimerai en voir plus souvent au cinéma.
Vivement demain !
Plus d'infos sur ce film
Avec Christian Bale, Katie Holmes, Michael Caine, ...
Année de production : 2005