
Synopsis :
Une maison de rêve, un pavillon bourgeois discrètement cossu dissimule dans une banlieue résidentielle, c'est ici que résident Lester Burnhamm, sa femme Carolyn et leur fille Jane. L'agitation du monde et sa violence semblent bien loin ici. Mais derrière cette respectable façade se tisse une étrange et grinçante tragi-comédie familiale ou désirs inavoués, frustrations et violences refoulées conduiront inexorablement un homme vers la mort.


American Beauty où le premier film d’un futur très grand réalisateur : Sam Mendes (Jarhead, les sentiers de la perdition).
Avec Kevin Spacey, Annette Bening et Thora Birch en tête d’affiche, le film a d’un point de vue du casting tout pour plaire. Ajoutons à cela Thomas Newman à la musique et nous sommes comblés.
Récompensé par 5 statuettes, le scénario d’American Beauty analyse les différents rapports et dévoile une multitude de facettes pour chacun des personnages, tous interprétés avec brio.
Le film ose montrer en face que la vie américaine, même si elle parait propre et fantastique en apparence n’est en réalité qu’une façade pour masquer des vies désastreuses.


L’Amérique et ses habitants, qui sous
des abords puritains, sont en réalité extrêmement frustrer sexuellement. Kevin
Spacey n’est pas le seul car Annette Bening ira trouver satisfaction ailleurs
chez son adversaire professionnel.
Le film attaque ensuite le patriotisme.
Le voisin, un colonel à la retraite, mène sa famille d'une main de fer. Cette
discipline est d'autant plus sévère que le fils par réaction est trafiquant de
drogues.

Mais au-delà de toutes ces attaques
précises, c'est le rêve américain qui en prend un coup. En effet la famille de
Spacey a atteint son rêve américain: être propriétaire d'une grande maison en
banlieue, un beau jardin et un beau mobilier, des salaires confortables, une
fille mignonne et un van. Pourtant, tout ceci n'est qu'illusion, puisqu'aucun
des personnages n'est heureux et que le noyau familial explosera.
On rit beaucoup de l’humour noir omniprésent
puisque la critique plane en permanence au dessus du film.

La conclusion brutale du film est à l'image de la célèbre expression: les apparences sont trompeuses.
Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, ...
Année de production : 1999