EuropaCorp Distribution

Synopsis :
Un jeune homme qui ne s'aime pas va apprendre à s'aimer au contact d'une jeune femme qu'il rencontre à Paris...

Jamel Debbouze et Gilbert Melki. EuropaCorp DistributionJamel Debbouze (tournage). EuropaCorp Distribution

Certainement l’un des films les plus poétiques que j’ai vu récemment avec le sublime Garden State de Zach Braff.

Lors de sa sortie ciné, Angel-A avait reçu des avis mitigés allant de : « c’est génial » à « c’est la pire daube de l’année », le tout en proportions égales.  C’est pourquoi je resterai très personnel dans mon jugement et ne me permettrais pas de dire : c’est beau, ceux qui n’aiment pas sont des imbéciles.

Bref, loin d’être fan de Jamel en tant que comique, j’apprécie plus l’homme et l’acteur, je dois dire qu’il tient certainement dans Angel-A l’un des grands rôles de sa carrière.

La quantité d’émotions qu’il arrive à transmettre dans son jeu est réellement formidable. On est triste avec lui, on rit avec lui, on est ému avec lui, on vit avec lui.

De la même manière, Rie Rasmussen, qui d’un premier abord peut paraître agaçante avec ses grandes jambes fines, sont corps de mannequin,  son accent suédois et sa franche ressemblance avec une certaine Milla Jovovich arrive à transmettre beaucoup d’émotions mais surtout, elle nous apparaît fortement sympathique.


Que dire de Paris filmé de manière on ne peut plus magnifique par Luc Besson, le spécialiste des cadrages. Le noir et blanc couplé à un jeu de lumières subtilement dosé et des cadrages superbes donnent un résultat très proche de l’œuvre d’art. Les plans des ponts filmés avec beaucoup de recul m’ébahissent à chaque fois.

Anja Garbarek remplace Eric Serra à la musique. Il est vrai que la musique électro planante de Serra n’aurait pas convenue au film. Celle de Garbarek, est plus douce, souvent planante mais dans un autre registre qui s’approche plus des musiques que l’on a l’habitude d’entendre ou d’associer à la capitale. C’est également une réussite de ce point de vue.

Les dialogues, même s’ils paraissent simples à la première écoute sont extrêmement poétiques et contribuent à marquer encore un peu plus la bulle dans laquelle s’inscrit le film Angel-A, une sorte d’ovnis dans le paysage cinématographique français.

Jamel Debbouze. EuropaCorp Distribution

Au final, Angel-A de Luc Besson se révèle être une œuvre à part dans la filmographie du cinéaste français mais tout aussi savoureuse et belle. De la poésie à l’état pur.


A noter la superbe édition en coffret collector du film qui propose en plus d’un packaging réussi, un très beau petit livre comprenant de nombreuses photos et des informations sur le tournage mais également le cd audio de la bande originale.