
Synopsis :
L'émission American Dreamz rassemble des centaines de millions de téléspectateurs avides de voir s'affronter de jeunes chanteurs pop en quête de gloire. Mais le présentateur Martin Tweed veut faire encore mieux - plus démago, plus trashy, plus vachard, en un mot, plus "réel".
Une campagne de recrutement livre son lot de candidats hors normes. La formule séduit plus que jamais et les sondages atteignent de nouveaux sommets.
C'est alors que l'ambitieux "Tweedy" a l'idée de génie d'inviter... l'hôte de la Maison Blanche à arbitrer la finale. Réfugié dans ses appartements privés, le Président Staton a désespérément besoin de regagner la confiance du peuple. Et quel meilleur tremplin qu'American Dreamz, la seule émission de télé-réalité capable de faire d'un nul une star ?
Tweed anticipe déjà une finale explosive. Elle le sera à plus d'un titre...



Film sans grande prétention (mais avec un très bon casting), Amercican DreamZ n’en est pas moins une comédie sympathique dressant un portrait très critique sur le monde de la télé et sur la fabrication de stars en moins de 2 minutes. Les présentateurs égocentriques, riches et insupportables, le président US, les américains en général, les kamikazes en prennent aussi pour leur grade.
C’est Hugh Grant qui va interpréter ici une star de la télé américaine. Présentateur adoré, celui-ci n’hésite pas à aller contre toute morale pour faire un maximum d’audimat. Ce personnage au demeurant antipathique arrive cependant à gagner une certaine sympathie, une grande partie dû à Hugh Grant lui-même.
La teenager Mandy Moore (fiancée de Zach Braff : Scrubs, Garden State) est également de la partie. Elle joue ici la candidate stéréotypée désireuse de devenir une célébrité, quelque en soit le prix. Peu importe la manière, ce qu’elle veut, c’est gagner le concours American Dreamz afin de gravir par la suite l’échelle du succès. Ce rôle lui va comme un gant d’ailleurs. Elle a le physique qui va avec son personnage. Superficiel et assez ridicule. On arrive rapidement à la détester surtout lorsqu’elle va utiliser son ex-petit ami, faux-vétéran de la guerre en Irak, afin de ramasser le capital sympathie des américains pour gagner le jeu.



Mais American DreamZ est également l’occasion de retrouver Dennis Quaid (qui avait déjà joué pour le réalisateur dans l’excellent « En bonne compagnie ») en président stupide proche d’un légume -> clin d’œil à G.W.Bush, mais aussi Willem Dafoe dans un rôle peu habituel de conseillé désespéré du président américain.
La trame narrative de l’histoire est logique mais manque de clarté. En effet, au début du film, on est principalement concentré sur Dennis Quaid et Willem Dafoe. Pendant près de ¾ d’heure, on va les perdre de vue pour les retrouver uniquement à la fin du film. On peut donc dire que le montage est peu habile et qu’il aurait été plus judicieux de faire suivre les deux histoires en parallèle puis de les faire coïncider à la fin.
Rajoutons à cela une histoire abracadabrantesque de complot terroriste Irakien pour faire une opération kamikaze lors de la finale du jeu et le spectacle est complet.
La fin est délirante (dans le sens où c’est vraiment n’importe quoi) mais très fun dans la mesure où ne peut pas vraiment prévoir ce qu’il va se passer.
American DreamZ est une comédie sympathique, relativement divertissante, mais qui rate selon moi son but premier qui était de faire une critique acerbe de la société Américaine au sens très large du terme. Le réalisateur, à trop vouloir tirer à boulets rouges sur tout le monde, échoue sur ce point de vue car tout est trop exagéré et manque un peu de crédibilité, même dans la comédie.