Synopsis :

Dans cette nouvelle aventure, Batman aura bien besoin de son audacieux partenaire Robin, juche sur sa fringante moto turbo. En effet, le glacial M. Frezze fait regner une vague de froid polaire sur Gotham City avec la complicite de la belle et veneneuse Poison, au baiser mortel et aux formes sinueuses, qui reve de soumettre le monde au pouvoir des femmes-fleurs.



Batman & Robin où comment clore une saga de la pire façon qui soit. Avec ce film, Schumacher repousse les limites du film nul dans des limites jamais atteintes. 

Aujourd’hui considéré quasiment comme un film comique, Batman et Robin est un véritable supplice pour les yeux et on flirte immanquablement avec le saignement d’yeux tant les couleurs criardes, ambiance boite de nuit, ont la part belle. Il n’y a d’ailleurs que ca comme fond. Manque de moyens ? Surement pas mais avec un budget de 125 Millions de dollars, on aurait été en droit d’exiger au moins une paire de lunette de soleil pour faire face à ce trésor de mauvais gout.

Mais que serait Batman & Robin sans le génialissime Dr Freeze, incarné par monsieur le gouverneur du Taxas Californie, j’ai nommé Arnold Albertschweizer (les fans comprendront). Tout au long du film, on se demande si quand Freeze balance sa sauce glacée avec son fusil, il ne jouit pas. Car vous pourrez vérifier, plus de 60% de ses dialogues sont composés de : « Oui, oh oui, oh oui, oui ! ».


Par ailleurs, me suis amusé à noter les meilleurs répliques du film afin d’en faire profiter tout le monde :

Batman : A nous deux Freeze ! Je suis Batman ! ; Freeze, t’es givré !

Robin : J’veux une bagnole ; ils nous cherchent des cross (pendant le hockey)

Freeze : C’est l’iceberg qui débarque ; Ici c’est Adam et Creve ! J’vais leur coller un pain de glace !

Ceci ne sont que des extraits mais l’ensemble des dialogues est on ne peut plus savoureux. Les répliques sur l’écologie d’Ivy ressemblent d’avantage au discours d’un José Bové qu’à celui d’une dangereuse psychopathe.

Mais Batman & Robin c’est aussi une magnifique interprétation du George Clooney, assez proche du néant alors que d’ordinaire, il est plutôt bon comme acteur. Son regard vide et ses expressions pathétiques ne sans pas sans nous faire regretter mainte et mainte fois ce brave Micheal Keaton, voir même Val Kilmer qui s’en tirait pas trop mal dans le rôle.


Je ne parle même pas des véhicules qui, au delà du fait qu’ils fassent toc, sont particulièrement laids. La batmobile décapotable avec un gyrophare énorme à l’avant, il fallait oser. J’avoue également que le tank de Freeze m’a fait d’abord penser à un panzer allemand avant de faire penser à une sorte de petite crotte sur roue…

On ne peut s’empêcher de penser que ce 4e opus à été tourné dans une ambiance genre Gay Pride : en témoigne les plans généreux sur les formes de nos supers héros mais également de notre super héroïne. De plus, l’arrivée d’Ivy lors de la vente aux enchères, si l’on excepte le costume de singe particulièrement tordant, ressemble étrangement à une chorégraphie digne de Mylène Farmer.

Dire que ce film est une catastrophe pleinement assumée serait un euphémisme mais on atteint quand même des sommets de bêtises qui méritaient d’être soulignés. George Clooney se demande d’ailleurs toujours ce qui lui était passé par la tête pour accepter ce rôle compte tenu du scénario…

C’est à voir pour découvrir une référence du genre vraiment naze !