Synopsis :
Dans les annees soixante-dix à Las Vegas, Ace Rothstein dirige d'une main de fer l'hôtel-casino Tangiers, financé en sous-main par le puissant syndicat des camionneurs. Le Tangiers est l'un des casinos les plus prospères de la ville et Ace est devenu le grand manitou de Las Vegas, secondé par son ami d'enfance, Nicky Santoro. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l'arnaque d'une insolente beauté, Ginger McKenna. Amoureux, il lui ouvre les porte de son paradis et l'épouse. Ses ennuis commencent alors.

Robert De Niro et Sharon Stone. United International Pictures (UIP)Robert De Niro et Sharon Stone. United International Pictures (UIP)Joe Pesci et Sharon Stone. United International Pictures (UIP)

Je me suis regardé ce soir Casino de Martin Scorsese. Il faut dire que j’avais pris mon temps pour le voir vu qu’il dure quand même près de 3h, il vaut mieux commencer tôt la séance.

Que dire sinon que j’ai été comblé par ce film traitant de l’enfer du jeu dirigé par la main de fer de la mafia à Las Vegas. J’ai retrouvé Robert De Niro dans un rôle qui lui convient comme un gant à savoir celui d’un ponte de la mafia. Il n’excelle jamais mieux que dans ce genre d’interprétation. Son style Italien aide au charisme du personnage un peu comme Andy Garcia dans Ocean’s Eleven. On peut carrément dire qu’il a la tête de l’emploi.

De même, Joe Pesci que l’on connaît d’ordinaire pour ses rôle à consonance comique se voit ici attribuer un statut de seigneur de la pègre sans foi ni loi près à tout pour s’en mettre plein les poches. C’est LE personnage violent du film. Toutes les scènes de passages à tabac ou explosions de têtes au gun sont son œuvre. C’est un personnage ambivalent car sous des apparences sympathiques demeurent un homme très froid et un brin susceptible. L’exemple parfait du type à qui l’on n’aime pas devoir de l’argent.

Sharon Stone livre également une interprétation aussi bonne que celle de Basic Instinct. Elle dévoile un panel impressionnant de facettes de cette femme on ne peut plus versatile. Tantôt on l’adore, tantôt on la haie. Sa faiblesse étant évidemment les gros billets, elle n’hésitera pas à tout et n’importe quoi pour assouvir sa soif de dollars.

Don Rickles et Robert De Niro. United International Pictures (UIP)Joe Pesci et Robert De Niro. United International Pictures (UIP)

La première heure du film est absolument divine et nous plonge au cœur du casino dont De Niro à la gestion. On découvre toutes les faces de cette immense cage à fric tout en gardant le coté festif mais crapuleux d’une telle entreprise.

L’originalité du film tient dans le fait qu’il est narré. A savoir que l’on suit les actions des personnages mais celles-ci sont commentées soit par De Niro soit par Pesci. Ainsi, le film se révèle être plus une sorte d’histoire dans laquelle chacun exprime son point de vue. Le pari pouvait être risqué mais cette prise de risque va se révéler être un véritable atout afin que le film y gagne en crédibilité. Ce n’est plus vraiment une fiction que Scorsese nous livre mais bel et bien un témoignage sur cet univers plus que douteux.

Les 3 heures passent à une allure folle et l’on ne s’ennui à aucun moment. Le film s’est vu attribué l’interdiction au moins de 12 ans pour les quelques scènes de passage à tabac particulièrement réalistes et violentes mais également pour les scènes finales qui se résument à un véritable massacre J

Casino est plus qu’un film, c’est une œuvre d’art à ranger au coté des plus grands films sur la mafia. Je sens que je vais succomber au très beau coffret collector en DVD prochainement…