Synopsis :

Quelques décennies d'histoire américaine, des années 1940 à la fin du XXème siècle, à travers le regard et l'étrange odyssée d'un homme simple et pur, Forrest Gump.


Voila un autre film de mon top 5 favoris. Forrest Gump où l’histoire de l’Amérique à travers les yeux de cet homme limité intellectuellement mais qui par son innocence et sa bonté deviendra l’une des plus grande figure de ce pays (en fiction bien entendu).

Première collaboration de Tom Hanks avec le réalisateur Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Roger Rabbit, A la poursuite du diamant vert…), elle fut pour le moins remarquable et les nombreux oscars attribués sont amplement mérités. Je pense que Forrest Gump fait parti des chefs d’œuvre du 7e art, le genre de film qui marque de son emprunte le cinéma et qui ne vieilli pas au fil du temps.

Surfant sur des évènements historiques marquants, le film est un savoureux patchwork des genres : film historique, film d’amour, comédie, drame, guerre, et nous entraine dans les aventures incroyables de cet homme qui pourtant n’avait rien pour réussir si ce n’est une mère admirable qui lui inculquera les vraies valeurs de la vie. Des valeurs utopiques mais qui marqueront à tout jamais le jeune Forrest, victime de problème osseux dans sa jeunesse l’obligeant à porter une armature aux jambes très inesthétiques.


Victime de moquerie, et rejeté par les autres enfants, Forrest va courir pour éviter les jets de pierres et va se découvrir ce qui lui vaudra plus tard la considération nationale, son pouvoir de courir très vite. Fort de cet atout, il deviendra un héro de football, un héro de la guerre etc… (Et je ne compte pas le ping pong).

Forrest Gump égratigne un peu plus le conflit au Vietnam en mettant en scène avec une habilité certaine le réveille d’une génération mesurant l’erreur de cette guerre et les traces qu’elle laissera dans l’histoire.

Lors de ces périples, il sympathisera avec des personnages tous plus atypiques les uns que les autres allant de Booba, son ami de l’armée, au lieutenant Dan (Gary Sinise). Toutes les références à la pêche à la crevette restent désormais cultes et font presque parties des expressions communes.


L’histoire d’amour que Forrest va vivre avec Jenny est d’une étrange beauté mais aussi d’une rare poésie. Le film se sombre jamais dans le mélodrame mais reste au contraire très humain, trop humain à tel point que Forrest est le premier des deux films à m’avoir jamais arraché les larmes de l’œil (le deuxième est La Liste de Schindler).

Contenant son lot de répliques cultes (on ne compte plus combien l’on a fait référence à la fameuse boite de chocolats), Forrest Gump est un chef d’œuvre absolu et un film très fort émotionnellement. La fin est particulièrement dure mais tellement belle. Soutenu par une musique exceptionnelle d’Alan Silvestri et une BO très rock’n roll symbole de cette époque, ce film est un incontournable à voir et revoir sans retenue si l’on aime partager le destin exceptionnel d’un homme.