Synopsis :

Dans un avenir proche, une créatrice de génie, Allegra Geller, a inventé une nouvelle génération de jeu qui se connecte directement au systeme nerveux : eXistenZ. Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à la tuer. Un jeune stagiaire en marketing, Ted Pikul, sauve la vie d'Allegra. Une poursuite effrenée s'engage autant dans la réalité que dans l'univers trouble et mysterieux du jeu.


J’ai regardé l’autre jour eXistenZ, un autre film de Cronenberg aux critiques très divergeantes. Que dire … ? Je n’ai pas du tout accroché…

eXistenZ est l’archétype parfait du film qui se veut intelligent ou philosophique alors qu’il n’y a pas de scénario et que la fin est bâclée de chez bâclée. Lorsque l’on arrive à l’issue du film, on reste sans voix, pas parce qu’on a été scotché par un final bluffant (Se7en, Fight Club, Peur Primale), mais parce que le vide abyssal laissé au spectateur ne cesse de rappeler que l’on a perdu son temps.

Cronenberg fait ici le procès d’une réalité virtuelle grandissante, réalité faisant de plus en plus d’adeptes au détriment du « real world ». Dans un futur proche, il y a fort à parier que les technologies que l’on voit dans le film, à savoir l’immersion totale dans un monde virtuel en agissant directement sur le cerveau, ne soient plus du domaine de la fiction. Ceci dit, leur nocivité n’est pas encore tout à fait prouvée…donc dressé un portrait très sombre de quelque chose qui n’est pour l’instant qu’a un stade de projet est un peu prétentieux à mon gout.


Cronenberg tente de démontrer que le jeu vidéo est une certaine forme d’aliénation de l’être humain au point de supprimer tous repères concrets et donc d’en faire d’une certaine manière des zombies.

eXistenZ patauge dans un scénario sans queue ni tête, dans un univers par forcément plaisant visuellement et parfois en contradiction avec ce qu’il dénonce. Par exemple, on présente le jeu vidéo du futur comme un univers quasi parfait technologiquement mais le réalisateur s’attarde et s’amuse à montrer des personnages buggés comme dans les jeux vidéo conçus il y a 10 ans. 

Jude Law ne démontre pas ici son talent d’acteur et
ne semble pas vraiment croire à ce qu’il joue. La fille est un peu plus convainquante mais le niveau de jeu n’est quand même pas exceptionnel.


Quand vient l’heure de la révélation finale, le mot consternant s’affiche en gros au dessus de la télé tant la fin est pitoyable. Peut être que Cronenberg à voulu faire comme dans Matrix et laisser une part d’imagination au spectateur mais ici, c’est encore plus flou et raté. Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout apprécié eXistenZ, comme beaucoup de gens d’ailleurs. Reste que les g33ks trouveront peut être un intérêt à ce film résolument tourné vers les fanas du jeu vidéo. En tout cas, j'espère avoir saisi le film et que mon jugement n'est pas lié à une mauvaise compréhension du sujet.