
Synopsis :
Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...


Je ne dirais qu'un mot : ouh là là!
Grand fan de la franchise Bond, j'attendais ce qu'on annonçait comme le renouveau avec impatience, surtout avec Daniel Craig. Je vais tout de suite faire la comparaison avec Batman Begins : Casino Royale symbolise un renouveau d'une franchise auquel on ne croyait plus vraiment, en posant de nouvelles bases et en donnant l'impression de tout reprendre à zéro, sans toutefois renier et oublier de respecter les films précédents.
Nous avons donc affaire ici à la naissance de 007, d'après les textes de Flemming. Evidemment tout est contextualisé et modernisé, et si le film ne peut être une suite directe et logique des films de Brosnan, l'os a été dégraissé pour ne garder que l'essentiel et le central. D'où une certaine perturbation et une adaptation obligatoire au cours du film : on a l'impression d'être en territoire connu et en même temps on ne retrouve pas du tout l'ambiance des opus Brosnan : il va falloir s'y faire, ce Bond là ne sera plus jamais comme avant, et une nouvelle ère commence. Il faut donc plus ou moins faire abstraction de tout ce que l'on savait sur la série Bond.


Le film commence en noir et blanc, comme pour rendre un dernier hommage au passé, et plante d'entrée le décor : ce Bond ci ne plaisante pas. Vient ensuite le traditionnel générique, original, plaisant, à la fois démodé et novateur, sentiment étrange qui emporte l'adhésion très rapidemment : concept très réussi. La force du générique est dû aussi au thème signé Chris Cornell, un des meilleurs de ces dernières années selon moi, rappelant ceux de A-ha ou bien Duran Duran, c'est à dire préférant le rentre dedans à une voix féminine sensuelle : cela colle très bien au personnage de Craig.
C'est alors qu'arrive un véritable morceau d'anthologie : une course poursuite tout simplement énorme, une des meilleures que l'on ai pû voir jusqu'à présent, relèguant celle de Point Break à de l'histoire (très) ancienne, et soutenant très facilement la comparaison avec les morceaux de bravoure de MI3. Chose importante : le méchant est charismatique, et rentre parfaitement dans la lignée des adversaires de Bond, tout comme Eva Green est une remarquable James Bond Girl.



Les morceaux de bravoure, le film en compte de nombreux, rassurez vous, de ce point de vue là c'est assez phénoménal, cela étant dû en grande partie à Daniel Craig, éléctrique et interprètant un Bond impressionnant. Martin Campbell semble avoir retrouvé la hargne et le talent qu'on lui connaissait à ses débuts, et qu'il semblait perde peu à peu.Mais ce qui surprend agréablement dans cet opus, c'est que les meilleures scènes sont ailleurs.
Cependant un léger doute m'a assailli durant le visionnage, en fait après la1ère scène de poursuite et la rencontre avec Eva Green : je trouvais Daniel Craig bon, mais un peu trop froid, un peu trop lisse, plus proche d'un film d'action bourrin que d'un Bond. Puis il rencontre celle qui va troubler son personnage, et là tout coule de source : Craig EST Bond, et on se prend d'un coup à éprouver beaucoup de sympathie pour le personnage, et on est rassuré : c'est la que Craig a pris à contre pied tous ses détracteurs.



Le milieu du film (au casino "royale", et autour de la partie de poker) est la clef de voûte de l'histoire, et peut être la partie la plus réussie, je ne dirai rien et vous laisserai apprécier...
Le score de David Arnold est un des ses plus réussis, car il a laissé un peu ses arrangements éléctro, pour revenir au symphonique, ce qui colle mieux au héros : très bonne b.o.
Alors certes, où sont les gadgets? Où est Q? Pourquoi voit-on si peu le MI6? Je crois que, comme Batman Begins réinventait une batmobile plus réaliste et moins jolie que celle de Burton (par exemple), il faut se résigner à accepter ce nouveau Bond comme une renaissance, une nouvelle ère, plus sombre, plus brutale (plus proche des opus Dalton). Le film pose des bases qui expliquent le caractère et les choix de Bond (froideur, tendances suicidaires et désinvolture avec les femmes), qui seront son leitmotiv pendant toutes ses aventures.Et puis Craig est vraiment bon.
En tous cas, au générique de fin, on ne souhaite qu'une chose : qu'un 22 épisode arrive vite 
Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, ...
Année de production : 2006