
Synopsis :
Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres. Intelligent et doté d'une grande imagination, il a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre.
Lorsque Donnie survit par miracle à un accident, Frank lui propose un étrange marché. La fin du monde approche et ce dernier doit accomplir sa destinée. Des événements bizarres surviennent dans la petite ville tranquille, mais Donnie sait que derrière tout cela se cachent d'inavouables secrets. Frank l'aidera à les mettre à jour, semant ainsi le trouble au sein de la communauté.


Voila, j’ai terminé de regarder Donnie Darko et je vais donc vous faire ma critique à chaud.
Il faut savoir avant toute chose qu’il s’agit du premier film du réalisateur Richard Kelly. Je ne connais pas vraiment cet homme mais lorsque l’on voit la qualité du film, la mise en scène surprenante et fraîche, on se dit qu’il dispose d’un très fort potentiel.
Résumer Donnie Darko serait une erreur puisqu’il faudrait nécessairement tomber dans l’analyse et donc casser tout le mystère qui plane autour de cette étrange histoire. Je veux parler de l’histoire de Donnie, cet adolescent en proie à de violentes crises d’hallucinations qui lui font voir Franck, une sorte de lapin géant dans son imaginaire.
Pendant toute la durée du film, on navigue entre réalité, fiction, imaginaire, rêve, sans trop savoir où l’on se situe. Je dois même avouer que cette confusion est très plaisante car c’est ce qui donne vraiment tout le charme à cette petite production.

Le personnage de Donnie est porté par un Jake Gyllenhaal magistral et je comprends maintenant pourquoi c’est grâce à ce rôle qu’il a mis le premier pas à Hollywood.
On a également le plaisir de retrouver sa chère sœur, Maggie Gyllenhaal et son joli minois.
Les vrais stars sont finalement très discrètes puisque Drew Barrymore fait davantage office de figuration (je tiens à préciser que c’est elle qui a produit le film seule), de même que Patrick Swaze qui interprète un prêcheur de bonne parole sur l’amour et la nécessité de vivre dans la vertu.
La bande son du film est toute aussi savoureuse et nous propose bon nombre de musiques issues des années 80 sans oublier la fameuse reprise de Tears for Fears par Gary Jules : Mad World (chanson magnifique).

Pour comprendre la fin du film, il faut un certains temps
puisque Donnie Darko amène à une réflexion sur soi-même, sur sa condition d’être
humain, sur notre but dans le vie sans tomber dans un débat philosophique
pompeux. Il faut bien réfléchir lorsque le film se termine et je pense que
plusieurs interprétations peuvent être faites mais je préfère les taire pour ne
rien gâcher aux personnes n’ayant pas encore vu le film
Spoiler : (pour ceux qui veulent lire mon interprétation, passez le texte ci-dessous en surbrillance)
Par certains aspects, cette fin me rappelle celle alternative dans l’effet papillon, la fin du réalisateur si vous préférez.
Je pense que Franck ayant malheureusement tué Gretchen, Donnie va préférer se donner la mort pour éviter que la personne qu’il aime ne meure puisqu’il détient le savoir du voyage dans le temps. Ceci illustre bien la citation : « aimer, c’est passer l’autre avant soi ».
Bref, Donnie Darko est un très beau film porté par un casting impeccable. Le scénario est vraiment très travaillé, on peut dire que le réalisateur signe un sans faute.
Je lui mets 3 étoiles bien appuyées (4 étoiles en fin de compte).
Avec Jake Gyllenhaal, Maggie Gyllenhaal, Drew Barrymore, ...
Année de production : 2001