Fox-Hachette

Synopsis :

Edward Scissorhands n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.


Depuis le temps que je voulais faire la critique de ce film…Edward aux mains d’argent occupe une place à part dans mon cœur de cinéphile, sans doute parce qu’il est avec Léon le film que j’aime le plus, qui m’a le plus ému ou touché, comme vous voulez.

Je considère également ce film comme le plus grand chef d’œuvre de Tim Burton. Bien que j’adore tous ses oeuvres sans exceptions, il me semble qu’il n’a pas réussi à faire mieux d’un point de vue poétique car Edward n’est pas un film, c’est une fable.

Avec une influence très gothique, Burton revisite le mythe de Frankenstein à sa façon ce qui nous donne une œuvre parfaite. Maquillages formidables, décors somptueux, ambiance surréaliste très réussie, acteurs au meilleur de leur forme et j’en passe. Tout est génial !


Edward c’est aussi le rôle qui a permit à Johnny Depp de sortir de la mauvaise pente dans laquelle il s’était aventuré. Il remercie d’ailleurs constamment Burton de lui avoir proposé ce rôle sans quoi il serait sans doute devenu un drogué à la dérive comme malheureusement beaucoup de jeunes artistes (dixit ce cher Johnny).

Edward aux mains d’argent est une réalisation touchante qui vous marque l’esprit comme seuls certains films savent le faire. Une histoire mélancolique, triste, belle, forte véhiculant des messages puissants comme l’acceptation de la différence. Il met bien en avant le fait que l’être humain a peur par nature de ce qu’il ne connaît pas, de ce qu’il ne comprend pas. Mais il faut essayer de voir au delà de la seule barrière physique, comme à l’image du crapaud et de la princesse.


Le film est également marquant pour sa fameuse scène se déroulant la nuit de noël où Edward est pourchassé par les habitants de la ville, et apeuré il retourne dans le château où jadis il fut créé. On comprend la tristesse et la violence qui se dégage du personnage qui finalement comprend tout la méchanceté de l’homme.

De même, la scène ou Edward taille la statue de l’ange de glace pendant que Kim (Winona Ryder) danse autour est un pur instant de magie, de bonheur et de poésie. L’une des plus belle scène jamais filmée selon moi. La musique magistrale de Danny Elfman vient renforcer ce coté magique pour obtenir finalement un moment culte de cinéma. Mon dieu que c’est beau…

Bref, Edward aux mains d’argent ne se raconte pas, il se vit et se ressent avec le cœur. C’est un chef d’œuvre, un bijou, une perfection…que dire d’autre, les mots me manquent.