Synopsis :

La lutte interieur d'un etre pour savoir qui l'emportera en lui, l'homme ou la femme.


Après avoir vu Ed Wood de Tim Burton il y a peu, je me devais de regarder quelques films du dit réalisateur pour voir de mes propres yeux les plus grands navets reconnus du cinéma.

J’ai donc logiquement commencé ma série de nanards par Glen or Glenda, la première réalisation de sa filmographie.

Que dire …

Effectivement c’est très mauvais. C’est mal interprété, les acteurs dont Ed Wood lui-même sous le pseudonyme de Daniel Davis semblent lire leurs textes (eux aussi pitoyables) d’un bout à l’autre du film. On n’y croit pas un seul instant.

Mais avant même que les acteurs montrent ce qu’ils savent faire de plus mauvais, c’est avant tout la réalisation et le montage qui choquent.  C’est tout simplement catastrophique. Jamais l’expression « j’aurais fait mieux moi-même n’aura été aussi vraie ». Les raccords entre deux scènes sont faits n’importe quand et n’importe comment, les cadrages, les mouvements de caméras, les raccords sons, rien n’est à garder. On trouve par ci par là quelques scènes récupérées par Ed Wood et qu’il a incorporer au film comme il pouvait. Celle avec les bisons et celle avec des plans de guerre sont assez savoureuses. Elles arrivent tel un cheveu sur la soupe…


Autant la première moitié du film est mauvaise tout en restant regardable, autant la seconde tombe dans le grandguignolesque. C’est du pur n’importe quoi. Wood a voulu faire dans la psychologie mais ce serait bien évidemment un pléonasme de dire que c’est raté. On assiste à une succession de scènes sans aucun rapport apparent et qui partent dans le délire burlesque et de mauvais goût (mais à mon avis ce n’était pas fait exprès).

Seul Bela Lugosi le grand tire son épingle du jeu malgré le rôle pitoyable offert par Wood. Enfin quand je dis qu’il tire son épingle du jeu j’entends par là que c’est le seul qui arrive à nous faire ressentir une quelconque émotion mais bon, il nous fait en fait bien rire mais je ne suis pas certains que c’était le but recherché à la base. « Beware beware …Pull the string, pull the string !! ». Qu’est ce qu’on se marre lorsqu’il prononce ces phrases avec une telle conviction…

Bref, c’est un navet que seul les personnes vraiment fans de cinéma trouveront un intérêt à regarder pour …allez, pour la culture cinématographique ^^.

Dans une semaine je me fais Plan 9 from OuterSpace, ça risque d’être drôle aussi